Méditations

Chemin de perdition

Etroite est la porte par laquelle passent ceux qui possèdent la vie éternelle.
Les autres, ceux qui filent vers la perdition, connaissent la facilité et l’aisance arrogante, le mépris de la réussite apparente, le confort de ce siècle de néant, les honneurs illusoires et le prestige facile que les hommes se donnent les uns aux autres.

Jésus enseigne qu’il faut choisir la petitesse et l’exiguïté de ce passage et endurer l’infortune pour en sortir vainqueur. Jésus libère des contingences pour élever les siens vers d’autres sphères, d’autres dimensions, d’autres valeurs, d’autres priorités, d’autres échéances, d’autres récompenses, d’autres certitudes.

La voie qui conduit à la vie est resserrée.
Pourquoi en est-il ainsi ?
Pourquoi faut-il que l’obstacle invisible rende parfois insurmontable le simple fait d’exister ?
Pourquoi tant de pressions, tant de questions, tant de difficultés ?

A ceux qui prétendent que marcher avec Christ est chose facile, il faut rappeler que peu d’hommes connaissent le chemin qui conduit à la vie.

La tendance naturelle serait d’opter pour l’immédiate satisfaction, l’accomplissement de nos désirs, l’acquisition de ce que nous voulons.
Mais celui qui sait que la porte étroite ouvre des horizons éternels et aboutit à la plus noble des joies, celui-là se garde des faux prophètes, des promesses hasardeuses.
Il sait que tout se joue dans le domaine de la pureté, de la sainteté, de l’intégrité, de la vérité, celle qui libère celui qui la connaît, celle qui affranchit l’esclave pour qu’il sorte des prisons maléfiques.

Quand, en vêtements de brebis, des loups surgissent pour égarer nos âmes, l’Esprit nous redit ce que disait Jésus. Il nous avise et nous avertit des dangers les pires, ceux qui ruinent l’âme.

C’est par leurs fruits que l’on connaît les ravisseurs. Brusquement, ils sont dévoilés quand ils minimisent l’importance et la gravité du péché, quand ils appellent le mal “bien” et la nuit “jour”, quand ils trahissent l’essentiel de ce qui caractérise l’homme créé à l’image de Dieu, le réduisant à l’animalité.

Ignoble société que celle qui tue l’enfant dans le sein de sa mère, celle qui vend la dignité et foule aux pieds les lois les plus élémentaires qui font d’un être humain l’objet de l’amour.

Etrange âge virtuel où la machine ensorcelle et robotise la conscience au point qu’elle ne puisse plus réagir à quoi que ce soit, sombrant dans les profondeurs sordides de l’habitude.

L’arbre qui produit de mauvais fruits sera coupé et jeté au feu.
C’est cela la perdition.

Qu’il est aisé de reconnaître à leurs fruits les foules de faussaires médiatisés qui plongent dans la somnolence des multitudes passives et résignées.

Quant aux religieux dont les bouches sont pleines de pieuses affirmations, le Seigneur leur disait qu’ils n’entreront pas dans le royaume. Car dire n’est rien et confesser n’est rien. Seuls comptent les fruits qui permettent de savoir qui est qui.

Siècle de perdition et de tromperie, siècle d’insolence et de moquerie, siècle de vanité et d’ineptie, quand sortirons-nous de ce sommeil, de cette torpeur, de cette indolence, pour apprendre à craindre le Dieu vivant et vrai ?

Les ambassadeurs du néant prospèrent et, de discours fallacieux en séductions mensongères, ils préparent l’apparition de la Bête en banalisant l’adultère.

Pourtant, quelle gloire de se savoir pardonné, quelle joie que de recevoir la paix au milieu des tempêtes et des discordances de cet âge cynique.

Choisirons-nous la porte étroite, celle qui conduit à la vie ?

Mickaël Berreby

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