Méditations

L’Agneau les vaincra

Les dix cornes représentant les dix rois sans royaume recevront autorité pendant une heure avec la bête à laquelle ils donneront leur puissance. Leur intention commune sera de combattre l’Agneau.
Mais l’Agneau les vaincra.

L’antagonisme inévitable dont parle l’apôtre Paul se situe entre l’Esprit Saint qui fait du corps du disciple un temple et les forces démoniaques s’acharnant sur cette humanité. Ceux qui nient ce fait se méprennent gravement.

Comme il fut dit de Sodome que ses habitants étaient méchants et de grands pécheurs contre l’Eternel, ainsi en est-il de bien des villes de cette terre.
Derrière cette méchanceté se cachent des dominations, des autorités, des princes de ce monde de ténèbres, des esprits méchants dans les lieux célestes.
Seules les armes de Dieu viennent à bout de ces adversaires spirituels.

La part du disciple est de “prendre” les armes et de s’en revêtir. Car le mauvais jour est le jour de l’épreuve et de la tentation, de la faiblesse et des pièges.
Paul parle de “tenir ferme après avoir tout surmonté” sans exclure la nécessité impérieuse du combat.
Il se déroule dans nos pensées.

La vérité pour ceinture, la cuirasse de la justice, le zèle de l’Evangile pour chaussures, le bouclier de la foi, le casque du salut et l’épée de l’Esprit, sont ces armes divines de lumière. Chacune s’emploie pour la sainteté de Dieu et contre le malin.

L’Eglise est en droit de faire usage de ces armes spirituelles.
Pour cela, elle doit se séparer et la différence entre le monde et l’Eglise doit être saisissante.
Si l’Eglise adopte les artifices du monde, elle est destituée de sa position céleste.

Il ne doit subsister aucune malice dans l’Eglise. La malice vient du malin.
Bien des coeurs sont remplis de malice comme un rasoir affilé. Dieu a en horreur ceux qui “méditent” le mal. Il punira le monde pour sa malice.
Elle est associée sous la plume de Pierre à la ruse, à la dissimulation, à l’envie et à la médisance, que l’apôtre exhorte à rejeter.

Comme le petit enfant n’a pas de malice, Paul ordonne aux Corinthiens d’être des enfants quant à la malice.
Pour tenir ferme contre les ruses du diable, il faut avoir renoncé à l’usage de la ruse, car la tromperie des hommes s’en sert pour séduire, et Dieu la condamne.

Ce qui affaiblit le peuple de Dieu se résume à l’amour du monde.
Le prince de ce monde déteste l’Agneau immolé et ressuscité. Il déteste la rédemption. Il déteste le pardon des péchés. Il déteste l’effusion de l’Esprit. Il déteste le renouvellement de l’intelligence. Il déteste la victoire des rachetés. Il déteste Israël, le peuple élu. Il déteste la Parole qui le dévoile.

Qui serait insensé au point de pactiser avec cet adversaire déchu dont il est dit qu’il combattra contre l’Agneau, mais que l’Agneau le vaincra ?

Mickaël Berreby

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