Méditations

Ferme dans la foi

Si l’indifférence ou l’inconscience étourdissent les croyants immatures, un apôtre affermi et lucide, lui, ne se laisse pas arrêter dans sa course.
Pour sensibiliser ceux à qui il annonce la Parole, il se doit d’être entièrement impliqué dans le mandat que Dieu lui confie.
C’est une dette, une obligation et une priorité.

Si les oppositions malicieuses s’accumulent sur sa route, avisé et averti, il n’en tient pas compte, étant habité par le seul désir de voir Christ formé en ceux qu’il sert.

D’où vient sa force, d’où vient son ardeur, d’où viennent ces rivières d’allégresse qui déferlent dans son esprit ?
Comment expliquer que la bénédiction prévale à ce point sur les tourments et les combats, alors même qu’il souffre ?

Il voit ce que ne voient pas ces hommes affairés dans l’inutile vanité du néant de ce monde. Ce qu’il voit suffit à le remplir de joie.
Il voit l’incorruptible éclat de la résurrection du second homme venu du ciel.
Il voit Jésus et délaisse ce qui est passager.
Il éprouve les sentiments d’un amour éprouvé pour ceux dont il a la charge, ayant renoncé à son intérêt.

Si chaque membre de l’Eglise s’implique ainsi, l’abondance de la grâce pousse à l’intercession aimante, à la générosité, au pardon, à l’amour et au réveil.

Le secret de l’Eglise réside dans le fait que chaque membre est animé des mêmes pensées et des mêmes sentiments, plein d’amour fraternel, de compassion et d’humilité.
La seule façon d’y parvenir est d’avoir les sentiments qui étaient en Jésus-Christ quand il s’est dépouillé, prenant la forme d’un serviteur, s’humiliant et se rendant obéissant jusqu’à la mort de la croix.

La mort de la croix attriste et déconcerte. Pourtant la croix devrait réjouir, affranchir et enrichir.
Quand elle fait son oeuvre, Christ grandit, nous diminuons, son Esprit règne et nous sommes dans la joie.

Celui qui n’aime pas la croix n’a pas réalisé qu’il s’agit d’en finir avec l’influence des ténèbres en se laissant dépouiller pour être revêtu de Christ.

C’est l’expérience de la plénitude dans l’adoration des élus, le refus de la servitude, de la captivité, de l’enchaînement des passions qui dévorent l’énergie, la transformation par le renouvellement de l’homme nouveau. 

Pour celui qui se revêt de sentiments modestes, il sera naturel de vivre dans le surnaturel. 

Aux Philippiens, Paul écrivait qu’il les chérissait tous avec la tendresse de Jésus-Christ.
Il aura éprouvé les douleurs de l’enfantement que connaît celui qui nourrit le peuple de Dieu, saisi par l’irrésistible vision d’une Eglise où la splendeur de la sainteté bouleverse les vies. 

Il se sera tenu sur la brèche en intercédant nuit et jour pour ceux à qui il apporte la nourriture de l’Esprit.
Il ne comptera pas ses efforts et ses veilles, ses larmes et ses supplications pour les anonymes auxquels il écrira afin qu’ils soient enracinés, inébranlables et fermes dans la foi.
Il aura persévéré jusqu’à la fin, surmontant les obstacles pour que l’Evangile de Dieu soit annoncé, sans se laisser impressionner par le tumulte de cet âge inique. 

Plus la mort agira en lui, plus jaillira la vie en ceux à qui il donnera tout sans rien attendre en retour. 

Ceux qui accueillent un tel message deviennent inébranlables et fermes dans la foi, s’appliquant à affermir leur vocation.

Mickaël Berreby

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