Méditations

Doux et humble de coeur

Parmi les conseils prodigués par l’apôtre Paul, on se doit de retenir celui de se laisser attirer par ce qui est humble. Il l’accompagne d’une précision qui paraît inutile : « n’aspirez pas à ce qui est élevé… »

Avec de telles exhortations, le serviteur du Seigneur nous affranchit de l’illusion sur nous-mêmes qui nous fait exagérer notre importance. En effet, nous ne sommes pas ce que nous estimons être en fonction du regard que nous portons sur-mêmes. Quant au regard porté par d’autres, il est également factice.

Ce qui compte sera bien sûr la paix avec Dieu dans une véritable intimité conquise par la prière dans le secret de notre coeur.

Humble d’apparence, Paul se faisait remarquer par la douceur et la bonté, suivant ainsi la voie tracée par le Maître qui enseignait aux siens de se rendre humble comme un petit enfant (Matthieu 18:4).

C’est se rendre vulnérable dans un monde cruel que de choisir l’humilité.
Pourtant, quelle sagesse que de ne pas croire dans les estimations trompeuses et passagères de cet âge ivre de puissance et de pouvoir.

Jésus disait de lui-même : « je suis doux et humble de coeur… »
Car être humble de coeur suppose une conception spécifique de ce qui revêt un sens et de ce qui n’a aucun sens.

Etourdis par la multitude des sollicitations qui attirent notre attention, nous sommes si souvent trompés par l’idée de l’urgence, celle de besoins essentiels, accumulant ainsi des biens qui s’avèrent très vite secondaires.
La frénésie des nécessités de l’apparence corrompt notre entendement.

Nous voulons plus et mieux, sans réaliser que la gratitude simple et paisible pour la vie devrait primer. Ce qui forge un caractère consiste à refuser de céder au caprice de la satisfaction immédiate. Les distractions varient d’un individu à l’autre. Mais l’objectif de l’adversaire est identique avec chacun : le détourner du Seigneur, lui faire croire qu’il est ce qu’il possède.

L’humilité précède la gloire, et son fruit est la crainte de l’Eternel. Nous sommes invités à la chercher avec constance en regardant les autres comme étant au-dessus de nous-mêmes, disposés à laisser Jésus grandir, tandis que nous diminuons. C’est le destin des élus de Dieu revêtus d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.

Si Dieu résiste aux orgueilleux, il fait grâce aux humbles. Allons-nous décider de nous éloigner des mirages éphémères d’un monde plongé dans les ténèbres ?

Si tel est le cas, notre communion avec Dieu en sera fortifiée. Notre marche en sera affermie. Et si nous perdons ici-bas des richesses incertaines, que de trésors amassés dans les cieux !

Mickaël Berreby

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