Méditations

Dieu pourvoira

Quand Abraham s’entendit poser la question par son fils sur la provenance de l’holocauste, il répondit : « C’est Dieu qui pourvoira ». Cette absence d’inquiétude caractérise la foi véritable.

Avoir la certitude que Dieu est au-dessus de nos contingences, que Dieu règne sur cet univers qu’il a créé par amour, que Dieu peut, comme Il l’entend, se servir de ses adversaires pour mener à bien ses desseins est le signe indubitable d’une confiance ancrée dans les promesses, une confiance inébranlable dans l’amour du Dieu de l’éternité.

L’expression hébraïque “Adonaï-Yré” décrit la nature divine. Dieu ne nous veut pas dans l’indigence.

Ainsi Dieu a pourvu pour le sacrifice de l’Agneau immolé. Il s’est chargé de nos maladies et a effacé par le sang de son fils nos iniquités. Il a accordé le pardon en solutionnant l’extrême tragédie du péché par Celui qui ôte le péché du monde.

Il arrive que, dans le Corps des rachetés, le superflu des uns pourvoie au dénuement des autres. Ce principe est le coeur de la rédemption. La mentalité du racheté est certes de se considérer comme le gardien de son frère.

Toutes les richesses de ce siècle, tout ce qui est matériel est appelé « richesses précaires ». Combien sont fragiles les possessions des mortels que nous sommes.

Ainsi ne sommes-nous que les administrateurs de ce que Dieu daigne nous confier. Par notre disposition à donner avec coeur et générosité, nous démontrerons que nous sommes les enfants du Père des lumières.

Il ne s’agit pas de cette navrante cupidité de ceux qui haranguent les foules au nom de l’Evangile pour s’enrichir eux-mêmes. Non, il n’est question que de modestie et de discrétion, d’une sensibilité devant la misère de ce monde, devant la douleur de la pauvreté.

Le salut est l’expérience miraculeuse d’une métamorphose : de pauvres que nous étions, de riches nous devenons pour ce qui a trait aux richesses spirituelles, aux choses d’en haut, là où Christ est assis.

Allons-nous généreusement répandre la Bonne Nouvelle ? Saurons-nous donner de nos biens à ceux qui en ont tant besoin ?

Sommes-nous libres au point de croire que Dieu prendra soin de tout ? Et S’Il nous demande un sacrifice, Il veillera à ce que nous ayons de quoi le faire pour mieux nous bénir par la suite. Car c’est Dieu qui pourvoira.

Mickaël Berreby

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