Méditations

Circoncision du coeur

Un des aspects de l’Etre divin révélé dans l’Ecriture est sans nul doute qu’il fait des alliances avec ceux qu’Il aime. En retour, Il s’attend au respect de l’alliance de la part de ceux qui en bénéficient.

Pour Israël, le signe de l’alliance s’accompagnait d’une promesse de posséder le pays qu’ils habitaient.

Pour le peuple des rachetés, l’Eglise composée de toutes les nations, le signe de l’alliance est la circoncision du coeur, car en Christ, il n’y a ni circoncis, ni barbare, ni Scytes, ni esclave, ni libre, mais Christ est tout en tous.

A l’époque des apôtres, un enseignement contesté divisa les frères quand certains venus de Judée enseignèrent que seuls ceux qui étaient circoncis selon le rite de Moïse pouvaient être sauvés.

La stupeur était grande de constater que l’Esprit était donné aux païens.
Jésus évoqua cette circoncision de la chair selon la loi de Moïse le jour du sabbat, s’adressant à ceux qui lui reprochaient de guérir le jour du sabbat.
Or, la circoncision ne vient pas de Moïse, mais vient des patriarches. Abraham circoncit Isaac son fils âgé de huit jours comme Dieu le lui avait ordonné.

Chez celui qui transgresse la loi, la circoncision devient incirconcision. En d’autres termes, il ne peut pas vivre dans l’alliance.
Alors qu’Abraham n’était pas encore circoncis, il marchait déjà dans la foi.
Ceux qui marchent sur les traces de la foi d’Abraham accomplissent la volonté de Dieu. Il avait obtenu cette justice que Dieu accorde à ceux qui croient.
Abraham avait reçu le signe de la circoncision comme sceau de la justice obtenue par la foi.

Quand la nouvelle alliance évoque la circoncision, il s’agit de celle du coeur.
Celle faite par la main de l’homme n’est d’aucune utilité quant à la rédemption.
L’unique référence de la vie selon l’Evangile de Dieu est d’être devenu une nouvelle créature. Cette identité s’exprime par la foi de celui qui vit dans l’amour.

Prenons garde aux faux circoncis, ces croyants de l’apparence remplis d’eux-mêmes, faussement sereins et faussement consacrés. Paul les appelle « des chiens et des mauvais ouvriers »  (Philippiens 3:2).

Les vrais circoncis sont ceux qui rendent à Dieu leur culte par l’Esprit sans mettre leur confiance dans la chair. La circoncision du coeur n’est pas selon la lettre. C’est l’oeuvre de l’Esprit.

Le signe du paganisme, de la révolte et du mensonge est l’incirconcision du coeur, une perpétuelle arrogance manifestée par un orgueil et un égocentrisme dévastateurs. 

Car le dépouillement, l’abnégation et la disposition intérieure à se sacrifier n’existent vraiment que chez celui qui, enseveli par le baptême, est également ressuscité en Christ et avec Christ par la foi. 

C’est une circoncision que la main n’a pas faite, une blessure voulue et permise par Dieu, profonde mais essentielle contraignant la conscience à s’examiner en permanence à la lumière d’un si grand salut.

Mickaël Berreby

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