Méditations

Vous qui l’aimez sans l’avoir vu

Depuis deux millénaires, sans l’avoir vu, des centaines de millions d’individus de toutes races, de toutes classes sociales, de toutes langues, et de toutes les tribus de la terre, louent Jésus et l’aiment réellement, sans l’avoir vu.

L’auteur de l’épître aux Hébreux reconnaît que « nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises. Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur… »

L’homme de l’esprit voit l’invisible. Il fut demandé à Jean d’écrire dans un livre ce qu’il voyait et de l’envoyer aux sept Eglises.

Quand Etienne, rempli du Saint-Esprit, témoigna avant son martyr, il fixa ses regards vers le ciel et vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. Etienne déclara : « Je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu ».

Toute la révélation biblique est fondée sur cette merveilleuse capacité spirituelle donnée à certains de voir. Contrairement à d’autres théories fallacieuses, il ne s’agit pas dans la Bible d’une seule personne qui voit tandis que d’autres suivent aveuglément, mais d’une multitude de visionnaires qui voient la même gloire vers le même objectif, les mêmes révélations qui ne font que s’amplifier toujours davantage.

La Parole de Dieu fut adressée à Abram dans une vision quand Dieu lui dit : « Je suis ton bouclier ».

Quand il fut indiqué à Jacob de descendre en Egypte, ce fut dans une vision que Dieu lui parla, lui disant :
— Ne crains pas de descendre en Egypte car là je te ferai devenir une grande nation.

Moïse eut la vision du buisson qui ne se consume pas avant d’entendre le Seigneur l’appeler à délivrer son peuple de la servitude.

Balaam se définit comme l’homme qui a l’oeil ouvert, celui qui voit la vision du Tout-Puissant. On ne comprend rien intellectuellement aux choses de l’Esprit. L’intelligence est un terrible piège, car on croit dominer un sujet qui nous dépasse puisqu’il n’appartient pas à la sphère de la logique. Il faut “voir” spirituellement. Balaam déclinait cette identité de prophète. Il voyait ce que l’immense majorité des hommes ne voient pas.

Dieu parle par des moyens spécifiques qui arrachent l’homme à ses repères habituels. L’esprit humain est aussi réel que le corps. L’esprit voit ce que les yeux physiques ne verront jamais. Toutes les révélations bibliques proviennent de cette illumination intérieure.
Un exemple de ce principe se trouve dans l’épisode où Siméon prend Jésus dans ses bras. Il ne dit pas : “mes yeux voient un petit bébé”.
Il dit :
« Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, salut que tu as préparé devant tous les peuples, lumière pour éclairer les nations, et gloire d’Israël, ton peuple. »

A l’époque de Samuel, les visions étaient rares. Le jeune Samuel était au service de l’Eternel devant Elie.
Osias qui régna cinquante-deux ans à Jérusalem tenta d’obéir à l’Eternel durant la vie de Zacharie dont il fut dit qu’il avait l’intelligence des visions de Dieu.

Voir et comprendre par révélation est un don spirituel réservé aux prophètes.
Ezéchiel en est un exemple et son livre s’ouvre sur l’affirmation que quand il était parmi les captifs du fleuve de Kébar, il eut des visions divines.

Ainsi en fut-il du prophète Daniel qui dans l’une de ses visions se trouva à Suze dans la province d’Elam près du fleuve d’Ulaï. C’est alors qu’il vit le bélier se tenant sur le fleuve. Il avait des cornes avec lesquelles il frappait l’occident. Puis Daniel vit le bouc qui brisa deux cornes du bélier. Nous savons l’importance messianique de cette vision.

L’une des visions que Daniel partagea concernait « un temps qui sera la fin ». Il devait en tenir secrètes certaines car elles se rapportaient à des temps éloignés.
Dans une vision spécifique, l’ange Gabriel déclare à Daniel qu’il est venu “ouvrir son intelligence”. Ceci montre qu’une vision est un “plus”, une excellence surnaturelle dans la compréhension des choses de Dieu.

Paul n’a pas résisté à la vision céleste.
Allons-nous résister ?
Serons-nous de ceux qui adoptent une telle attitude de prière que Dieu nous parle ?
Ne nous laissons pas ébranler pas les “stars” prophétiques dont on peut douter de la véracité de leurs visions, puisque celles-ci sont accompagnées de pressions et de conditionnements en tout genre.

Dieu parle aux humbles de coeur. Il donne au plus anonyme de voir et de comprendre.
A ceux qui l’aiment sans l’avoir vu, Dieu donne de voir ce que l’œil n’a pas vu.

Mickaël Berreby

Suggestions

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *