Méditations

Si ton frère a péché

Jour après jour notre planète banalise le péché et s’enlise dans les ténèbres sans que soit alertée sa conscience.

L’Eglise est le lieu du pardon et de la réconciliation, le seul lieu où l’on apprend à aimer ses ennemis, à prier pour ceux qui nous persécutent.
Le ministère d’intercession conçoit l’existence du mal mais le distingue de l’homme, reconnaît le péché mais tente d’obtenir la grâce pour le pécheur.

Pour ceux qui se sont repentis, Christ a effacé l’acte dont les ordonnances les condamnaient. Ils étaient légalement et légitimement passibles de mort. Christ a cloué cet acte à la croix. Le salut consiste à recevoir la grâce imméritée, puis à persévérer dans l’appropriation de la grâce.

L’humanité est coupable d’avoir répandu le sang et de s’être souillée par l’idolâtrie. Si les jugements annoncés s’abattaient sur elle, seule la clémence divine parviendrait à les annuler.

L’homme continue d’assassiner et de se livrer à l’adultère spirituel.
La condamnation de certains hommes est donc écrite depuis longtemps. Il serait imprudent de contester la Parole. Le salaire du péché est la mort, et l’heure du jugement arrivera. Ce sera le jugement du grand jour où la peine du feu éternel atteindra une multitude hautaine et désinvolte.

C’est le feu de la géhenne dont parle le Seigneur. Cohabitent sur terre les fils du Dieu vivant et les fils de la géhenne. Jésus demande de craindre celui qui, après avoir tué, peut jeter dans la géhenne. Si nous péchons contre un seul commandement en observant toute la loi, nous devenons coupables de tous.
L’Ecriture veut que nous soyons reconnus coupables devant Dieu afin que la grâce agisse réellement, et qu’aucun n’ose s’approcher en se prétendant juste.

La colère de l’Eternel contre Sodome et Gomorrhe s’explique par l’énormité de leur péché.
L’attitude d’Abraham consista à plaider avec Dieu en invoquant sa justice tout en confessant qu’il n’était que poudre et cendre.

Que le Tout-Puissant tolère l’ingérence d’un homme pour lui faire accorder le pardon relève de l’énigme. Mais ainsi en est-il. Dieu pardonne car Il veut pardonner, son objectif n’étant pas la mort du pécheur.

Pardonner dénote d’une grandeur que l’on retrouve chez Moïse, qui implore le pardon pour son peuple, au point d’envisager d’être effacé du livre divin. Dieu lui répond que celui qui a péché sera effacé de son livre. Mais l’Eternel se montrera miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité. Car contrairement aux mortels que nous sommes, Lui conserve son amour.

La notion d’expiation démontre l’intention de pardonner. Le plus grand exemple est le sacrifice de culpabilité. La faute n’est pas niée. Elle est flagrante et produit une profonde tristesse.

Mais à cause de son nom, donc de son être, Dieu parvient à pardonner.
Quand le pardon a lieu, il n’est guère besoin de faire d’offrande pour le péché.

De même que Christ nous pardonne, nous sommes appelés à pardonner également.
Cette attitude est un acte lucide de volonté.

Si notre frère a péché, allons-nous lui pardonner ?

Mickaël Berreby

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