Méditations

Libéré de la crainte

Alors que Dieu connaît nos besoins, Jésus nous ordonne de les faire
connaître par des prières et des supplications, avec des actions de
grâce.

La logique voudrait que nous taisions nos besoins, sachant que Dieu est
omniscient. A quoi sert-il de dire au Seigneur ce qu’il sait mieux que
nous ?

Exprimer ses besoins en s’adressant à Dieu change notre attitude
fondamentale. Elle fait de nous ce que nous ne voulons pas être par
nature : des êtres entièrement “dépendants” du Père.

Cette dépendance est la clef de la victoire sur l’adversaire. On peut
dépendre de l’Esprit dans les plus infimes détails de nos pensées les
plus enfouies.

Ainsi, cette prière spécifique n’est pas le fruit de l’inquiétude,
mais la marque évidente et permanente de l’obéissance à l’injonction
du Seigneur.

S’inquiéter pour notre vie, notre corps, notre nourriture, n’allonge
pas la durée de la vie.
Jésus affirme que les païens sont absorbés par l’inquiétude, mais
qu’il n’en est pas du tout de même de ses disciples.

Les païens vivent entre ces deux extrêmes tout en s’en défendant :
Premièrement, ils ont l’illusion d’une vie affranchie de toute tutelle spirituelle.
Deuxièmement, ils ont une peur panique de la mort.

Le disciple veut cette tutelle divine qui atteste qu’une
réconciliation s’est produite. Il envisage la mort physique comme un
passage vers une éternité de gloire.

Les rachetés ne s’inquiètent pas systématiquement du lendemain.
Et si on leur donne mille raisons de s’inquiéter, ils les récusent.
Car le lendemain prendra soin de lui-même.

La notion du temps est bouleversée par la paisible certitude de la vie
éternelle.
La foi en la résurrection annule la peur de la mort par laquelle
l’adversaire tient captive l’humanité.

Vivre en Christ avec Dieu suppose une violence pour résister aux
insinuations de Satan, l’expert en peurs imaginaires.
La peur paralyse la foi. La foi chasse la peur. C’est l’une ou l’autre.

Au lieu de craindre, le Seigneur propose de croire seulement, avec une
confiance d’enfant abandonné dans les bras d’un Père aimant.

Joseph reçut l’ordre de ne pas craindre.
Le chef de la synagogue reçut l’ordre de ne pas craindre.
Zacharie s’entendit dire par l’ange à la droite de l’autel des parfums : ne
crains point.
Simon fut sommé de ne pas craindre, car il allait
devenir pécheur d’hommes.

A nous, petit troupeau, il est dit de ne pas craindre, car notre Père a trouvé bon de nous donner le royaume.
Ce royaume anéantit l’influence maléfique.

Mickaël Berreby

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