Méditations

Les loups ravisseurs

L’une des manoeuvres navrantes adoptée par certains “faux frères”, faux docteurs, pasteurs auto-proclamés, consiste à produire la crainte pour exploiter l’ascendance qu’ils veulent exercer sur des âmes crédules.

C’est bien souvent une constatation qui s’impose dans les milieux fondamentalistes où la réflexion et le bon sens cèdent la place à l’exaltation, l’hystérie, l’obstination et l’étroitesse d’esprit. Il s’en suit une attitude tranchante, des comportements sectaires, des jugements sans miséricorde sur notre prochain.

Il est extrêmement facile de sélectionner des passages bibliques pour faire peser sur les coeurs un sentiment de culpabilité, car l’Ecriture comporte effectivement des avertissements graves et des mises en garde sérieuses contre la désinvolture, le péché et la révolte.

Mais l’Evangile est une Bonne Nouvelle de libération, d’affranchissement et de pardon. La finalité de l’Evangile est précisément qu’en Christ, il n’y a pas de condamnation et seules importent la réconciliation, la grâce, la bonté de Dieu, l’effusion de l’Esprit, le renouvellement de l’intelligence, une relation restaurée avec le Père, une authentique régénération qui produit des fruits merveilleux : la paix, la joie, des sentiments nouveaux, une profonde adoration, la certitude que Dieu est fidèle et juste pour pardonner celui qui se repent.

Alors, vouloir accabler, menacer, accuser, est une preuve flagrante de déviation de la part d’hommes qui oublient ce qu’ils sont, d’où ils viennent, de quoi chacun est capable.

Le vrai croyant sait que là où est le Saint-Esprit, là est la liberté. Il ne se laisse pas manipuler et dominer. Il refuse les menaces proférées par de soi-disant hommes de Dieu qui sont prompts à créer la peur.

Quand souffle l’Esprit, la crainte est dissipée. Ce n’est pas un Dieu de malédiction et de jugements, mais un Père bienveillant et rempli de compassion, qui se révèle dans sa majestueuse et infinie grandeur.

Il a toujours su ce que nous confessons, mais il nous aimait quand même. Il connaît les chutes, les faiblesses, les manquements, les remords et les doutes de chacun. Mais il nous aime quand même.

Alors ne laissons pas des hommes s’interposer entre le Dieu de grâce et nous. Ne laissons pas ces discoureurs et ces manipulateurs faire un usage néfaste de l’Ecriture. Ne soyons pas inquiétés par la fausseté et l’hypocrisie des loups ravisseurs habillés en vêtements de brebis.

Regardons au Bon Berger qui donne la vie en abondance, lui dont surabonde la grâce quand abonde le péché.

Sachons emprunter le chemin de la contrition en reconnaissant humblement que nous ne sommes rien et ne pouvons rien sans l’aide de l’Esprit. Mais si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?

Relevons notre tête et fixons nos yeux sur Jésus qui ne condamna pas les pires transgresseurs, qui donna à la femme prise en flagrant délit d’adultère le pardon dans la compassion, qui s’adressa aux gens de mauvaise vie pour les bénir, les libérer, les conduire sur un chemin de plénitude en s’offrant à ceux qui étaient fatigués et chargés.

Venons à celui qui demande aux hommes de ressembler à de tout petits enfants quand ils s’approchent du Père.

C’est alors que se déverse la bénédiction dans l’atmosphère sainte de sa présence qui chasse les ténèbres, qui essuie les larmes et qui ouvre les prisons en brisant les chaînes maléfiques.

Ne laissons jamais un homme prendre la place du Bon Berger qui donne sa vie pour ses brebis. Quand Dieu parle au travers d’un homme, c’est pour que brille la lumière de son immense bonté.

Les loups ravisseurs se servent et asservissent, tandis qu’un authentique serviteur annonce le pouvoir miraculeux et gratuit du pardon sans rien attendre d’autre que la joie de conduire une âme aux sources de la vie.

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