Méditations

La vérité au fond du coeur

L’Eternel vit que la méchanceté des hommes était grande et que toutes les pensées de leur coeur se portaient chaque jour uniquement vers le mal.
C’est ce qui provoqua sa colère. C’est ce qui fut à l’origine du déluge.
Il s’en est suivi la mort de tout ce qui était sur la terre.

Qu’en est-il de nos jours ? Peut-on dire que les pensées des coeurs se portent uniquement vers le mal ?
« Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphé-
mateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là ».

Ceci illustre ce qui va advenir selon les prédictions du Seigneur, car rien ne sera impuni d’après ce que l’Evangile enseigne.
Noé, prédicateur de la justice, assista à la destruction de “l’ancien monde” en raison des pensées du coeur des hommes. Le déluge vint et les fit tous périr.

Jésus annonce très clairement que ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche. Ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme.

L’insouciance et la désinvolture, la légèreté et l’impudeur, la violence et l’arrogance, la cupidité et la dissimulation, la ruse et la séduction sont expressément prédites comme signes annonciateurs des derniers temps.

Les pensées des coeurs sont infiniment plus essentielles que les paroles ou mêmes les actes. Car les actes peuvent dissimuler des pensées qui offensent l’Eternel. Les paroles sont très souvent légères, trompeuses, malicieuses. Les pensées du coeur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse.

Il serait illusoire de croire que l’enfant vient au monde sans que soit ancrée en lui la chute. Dès les premières années de sa vie, il est le produit de notre chute collective. Nous sommes les enfants et les parents de pécheurs, car nous ne sommes pas pécheurs parce que nous péchons, mais nous péchons parce que nous sommes pécheurs.

C’est notre triste héritage. Pour que l’engrenage de la honte soit interrompu, seule la repentance est requise. Et s’il nous arrivait de penser que nous sommes meilleurs que d’autres, la ruine nous guette, car tous ont péché, et tous sont privés de la gloire de Dieu.
Dieu a pourvu pour que, tant que nous sommes ici-bas, nous puissions nous repentir et changer.

Dieu est plus grand que notre coeur, et il connaît toutes choses. Si notre coeur nous condamne, Dieu est plus grand que notre coeur.
Pourtant, il est ordonné à l’homme de “garder son coeur” :
« Garde ton coeur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie ».

Il s’agit donc de ne pas tant veiller à ce que les autres pensent de nous, à ce qui se voit, mais davantage à ce qui ne se voit pas, ce que nous sommes les seuls à savoir, ce qui se trame dans le secret des profondeurs de notre être intime. C’est là que le salut grandit et s’épanouit pour qu’un jour soit révélé ce que nous serons devenus en Christ.

Puissions-nous être attentifs à ce qui ne se voit pas, à l’essentiel, afin de plaire au Seigneur pour que de notre coeur jaillissent les sources de la vie.

Mickaël Berreby

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