Méditations

La crainte n’est pas dans l’amour

Quand Dieu dit à Abram de ne pas craindre car Dieu est son bouclier, il instruit le père de la foi sur un principe qu’il est utile de connaître dans le combat spirituel.

La crainte n’est fondée sur rien.
La crainte est illusoire.
La crainte est artificielle.
La crainte est factice.
La crainte n’existe que si nous la faisons exister.

Elle n’existe que par nous. Si nous la refusons, elle cesse d’être. La crainte est donc un produit fabriqué par l’homme. Elle peut être transmise de l’homme à l’homme, comme elle peut et doit être chassée de l’homme.

La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour.

Bien des gens craignent toute leur vie ce qui n’arrive jamais.
Imaginez qu’ils n’aient pas éprouvé cette crainte, puisque rien ne leur est arrivé : quelle vie infiniment plus productive auraient-ils eue ! En fait, on peut parfaitement se passer de la crainte.

Mais d’où vient-elle ?
D’une conception erronée de soi et d’une conception erronée de Dieu.
C’est un ensemble de facteurs qui crée dans la conscience une sorte de
paralysie. Etrangement, la crainte vient de la crédulité. Si vous ne croyez pas ce qu’il faut croire et si vous croyez ce qu’il ne faut pas croire, vous vous mettrez à craindre.
Vous invitez la crainte et elle s’installe. Vous la mettez à l’aise en vous.

Mais si vous décidez de ne pas croire ce que tente de vous inculquer l’adversaire par les hommes, alors vous échappez à la crainte.
Voici un homme à qui on annonce les pires nouvelles et il reste dans la paix, imperturbable, confiant, serein, heureux, tranquille. On lui demande comment il fait pour ne pas être dans l’angoisse, il répond qu’il ne croit pas à l’angoisse. Il ne croit qu’aux promesses de Dieu.
Il n’a pas le temps de croire à l’angoisse et aux promesses de Dieu.
Il préfère utiliser le peu d’énergie qu’il a pour croire uniquement aux promesses de Dieu.

— Mais vous devriez craindre, monsieur ?
— A quoi cela me servirait-il, puisque Dieu est souverain et qu’il a
tout dans sa main ? Je ne vais pas inventer un nouveau souci dont Dieu
n’ait pas une maîtrise parfaite.
J’ai rendez-vous avec l’amour au bout de cette vie de pécheur. J’ai rendez-vous avec la grâce et le pardon. Je recevrai une couronne incorruptible et je serai revêtu d’une robe blanche lavée par le précieux sang de Jésus. Son Esprit est là pour me consoler et me diriger. Pourquoi craindre alors que Dieu me tient dans sa main? Il dirigera mes décisions. Il conduira mes rencontres. Il me corrigera si je me trompe. Il me pardonnera si je m’égare. Il me guérira si la vie me blesse. Et si mon âme chancelle, il restaurera mon âme.

« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus. Je vous montrerai qui vous devez craindre.
Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, c’est lui que vous devez craindre ».

Ainsi, la seule crainte utile est relative à votre avenir éternel.
Mais vous êtes passé de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière.
Vous n’avez même plus peur de la condamnation, car il n’y a plus de
condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.

De qui auriez-vous peur ?

Mickaël Berreby

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