Méditations

Je vous donne ma paix

Il n’est guère concevable d’imaginer Jésus “agité”, fiévreux, gesticulant, hurlant, quand il enseignait ceux qui avaient faim et soif des paroles de la vie éternelle.

Non, il était paisiblement assis. Il parlait de façon intelligible. Il ne faisait aucun effet de scène. Il ne jouait pas sur l’éloquence. Il n’avait rien pour attirer le regard.
La modestie, l’humilité, la douceur, la bonté, la grâce, la lumière irradiaient de son être merveilleux.

Il n’avait pas besoin d’une ambiance surchauffée, d’une atmosphère exaltée.
Il apportait la paix, une paix parfaite qui surpasse toute intelligence.
Quand il parlait, les démons se taisaient.
Quand il parlait, les coeurs étaient bouleversés.
Quand il parlait, les larmes de la repentance coulaient de cœurs profondément convaincus qu’ils venaient d’être mis en relation avec un Dieu d’amour, un Père céleste dont la perfection et la miséricorde venaient de changer les vies.

Ce n’étaient pas la multitude des miracles, la puissance prodigieuse du Seigneur sur les éléments, l’autorité sur les démons qui transformaient radicalement les êtres qui s’approchaient de lui.
C’était sa personne sainte et lumineuse.

Le Saint-Esprit qu’il a envoyé pour que nous soyons ses témoins nous conduit dans la paix, et non dans l’agitation. Il nous apaise, nous rassure, nous réconforte, nous console, nous soulage, panse nos blessures, guérit nos corps endoloris. Et si dans sa souveraineté Dieu décide de nous reprendre, c’est qu’il a préparé pour nous une demeure.

Quand nous marchons dans la vallée de l’ombre et de la mort, comment craindre qui que ce soit et quoi que ce soit, si le Seigneur est notre Berger, s’il restaure notre âme, si nous savons que nous habiterons toute l’éternité dans la maison du Père ?

« Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. »
Telle est la promesse ultime du Maître de nos vies. Recevons-la dans les profondeurs de notre être. Répandons-la autour de nous. Et le Dieu de paix écrasera Satan sous nos pieds.

Mickaël Berreby

Suggestions

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *