Méditations

Dieu ne se contredit jamais

Chaque apparente contradiction dans la lecture biblique entre la révélation et l’axiome scientifique s’explique par la procédure rationnelle d’approche. L’une consiste à “écouter Dieu” parler. L’autre consiste à découvrir des réalités mystérieuses et cachées par le biais de nos aptitudes mentales.

La révélation est toujours l’initiative de Dieu. L’homme peut déployer des efforts louables sans jamais aboutir, sans jamais parvenir à satisfaire sa curiosité intellectuelle.
Est-ce à dire qu’il faille cesser de réfléchir ? Non.
Sommes-nous supposés ne faire usage que des sentiments ? Non.

Il s’agit simplement d’avoir l’attitude qui permet à l’Esprit de se révéler comme Il veut, quand Il veut et si Il le veut. C’est une attitude qui consent à s’humilier et qui avoue ses limites.
Elle est produite par la prière.

La révélation et la science sont deux plans différents et inconciliables tant que nous sommes dans la chair. Nous connaissons partiellement. Cette notion qui consiste à ne connaître que “partiellement” est fondamentale. Elle nous situe dans notre juste proportion. Ce qui nous apparaît aujourd’hui “digne de confiance” évoluera au fil du temps qui passe tandis que s’affineront nos moyens de connaître et nos capacités à déduire avec d’autres outils scientifiques.

Il existe des “contradictions” sémantiques ou chronologiques dans la
narration scripturaire qui sont attribuables au fait qu’à aucun moment Dieu n’a conçu une fresque linéaire en voulant rendre parfaitement cohérente la contribution d’auteurs multiples ayant vécu dans des contextes et des âges divers.

L’apparente contradiction de cette nature est donc vraisemblable dans la mesure où, dans notre logique, nous nous attendons à prendre connaissance d’un texte conçu de façon rigoureuse.
Tel n’est pas le cas.

Les réponses à nos multiples questions ne sont pas écrites comme dans un dictionnaire. Car la Bible n’est pas un dictionnaire de révélations, un lexique, un glossaire. Nous acceptons donc les contradictions apparentes qu’impose le
raisonnement humain dans un premier temps pour accéder à l’écoute de ce que Dieu dit dans sa transcendance, ce qu’il dit à notre esprit, ce qui nous nourrit.

Si nous faisions une démarche scientifique pure, nous ne parlerions pas de révélation, mais d’analyses comparatives. Si nous mangions avec “nos oreilles”, à quoi servirait notre bouche ? Et nos oreilles seraient également inappropriées à avaler la nourriture.
Au même titre, la Parole de Dieu ne s’absorbe pas avec les capacités mentales, l’analyse, la linguistique, la réflexion. Elle touche l’esprit de l’homme.

Dans le processus qui consiste à se soumettre humblement, il arrive que Dieu harmonise des notions qui soulignent notre limitation et sa grandeur. Mais ce n’est que quand nous serons parfaitement connus que nous connaîtrons parfaitement.

Quant à Dieu, IL NE SE CONTREDIT JAMAIS.

Mickaël Berreby

Suggestions

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *